Le Journal PHAR

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Levée du préavis de grève suite au courriel du directeur général de l'APHP

27/05/2016

Devant la volonté affichée par le directeur général de l'Assistance Publique - Hôpitaux de Paris d'une reprise d'un dialogue social objectif et de qualité sur le sujet sensible de l'anesthésie, le SNPHAR-E, syndicat responsable et respectueux de la concertation a décidé de lever le préavis de grève du premier juin.

 

Le SNPHAR-E sera cependant extrêmement vigilant du calendrier et de la teneur de ces discussions et n'hésitera pas à relancer un nouveau mouvement social si cela s'avérait nécessaire. 

 

 

 

Voici le courriel qui nous a été adressé ce matin par Monsieur Hirsch :

 

> Message du 27/05/16 09:56
> De : "HIRSCH Martin"
> A : "Dassier Patrick", "Patrick DASSIER SAP" 
> Copie à : "WELTY-MOULIN Christine", "GARABEDIAN Erea-Noel" 


> Objet : Notre rencontre du 26 mai 2016 - Préavis de grève SNPHARe
>
>
Monsieur,


Je vous remercie de la qualité des échanges que nous avons eus lors de notre entretien jeudi 26 mai sur l'important sujet de l'attractivité de l'AP-HP à l'égard des médecins anesthésistes.

Je vous confirme ma volonté d'explorer les solutions pragmatiques et compatibles avec nos équilibres susceptibles de répondre aux enjeux que nous avons partagés.

J'ai bien noté votre souhait de contribuer activement et positivement à ce que des réponses soient apportées aux questions que vous portez à l'échelle de l'AP-HP, distinctement des revendications qui peuvent avoir un caractère national.

Comme évoqué ensemble, cette démarche pourrait s'articuler autour des trois leviers suivants :

1- Obtenir un panorama sincère des pratiques de gestion des MAR au sein des GH (Temps de travail et rémunération) grâce à la réalisation d'un audit réalisé conjointement par la direction de l'inspection et de l'audit et du président de la COPS nous donnant des bases communes et objectives d'analyse.

2- Réactiver, avec l'accord du président de la CME, la cellule "anesthésie" initiée par la précédente CME pour envisager quelles mesures d'attractivité pourraient être proposées. Cette cellule se réunirait rapidement et au moins deux fois avant l'été.

3- Réfléchir, dans le cadre des propositions du rapport Hannoun sur la chirurgie, aux mesures organisationnelles qui pourraient améliorer la qualité de vie au travail des médecins et la prise en charge des patients.

Vous pouvez considérer cette réponse comme des engagements à travailler avec vous dans le sens de l'intérêt général de l'AP-HP.

Cordialement



Martin Hirsch
Directeur général 


RV avec le DG de l'APHP et la directrice de la DOMU

25/05/2016

Les représentants du SNPHAR-E élus à la CME de Paris ont rencontré le 26/5/16 le directeur général de l'APHP, Mr Martin Hirsch et la directrice de la DOMU, Mme Welty.

 

Présents à la réunion :
Mr Martin HIRSCH DG APHP
Mm Christine WELTY Directrice de la DOMU
Dr Patrick DASSIER Administrateur SNPHARe, membre de la CME de l’APHP et de la CMEL HEGP
Dr Jean-Luc GAILLARD Administrateur SNPHARe

 

Après la reprise les différents points de notre argumentaire exprimé lors de nos courriers antérieurs (extension des différentes mesures d’attractivité développées sous le manteau, mise en place du principe de l’organisation en temps continu…), Le SNPHARe demande la réactivation de la “cellule Anesthésie Réanimation“ avec un calendrier de réunions pour amorcer le dialogue social. Cette “cellule Anesthésie Réanimation“ devant réunir, outre des représentants de l’administration de l’APHP, les représentants de la CME de la discipline d’Anesthésie Réanimation et de notre collégiale. La présence d’un représentant des CCA et d’un Interne de la discipline semble souhaitable.

 

Après discussion sur certains points de notre argumentaire, suite au rapport Hannoun et à la mise en place de la cellule de réflexion sur la Chirurgie à l’APHP, le Directeur Général propose :
1) Un audit sur les différentes organisations mises en place au niveau des différents GH pour faciliter l’attractivité des postes de PH D’Anesthésie Réanimation (impact financier, possibilité d’extension),
2) Réflexion sur l’articulation chirurgien –anesthésiste réanimateur suite au rapport Hannoun : évolution du contenu métier et réflexion sur l’organisationnel (effet de la polyvalence, organisation par secteur),
3) La réactivation de la “cellule Anesthésie Réanimation“ mise en place lors de la dernière mandature de la CME avec un calendrier de réunions.

 

Mme la Directrice de la DOMU est chargée de l’organisation de la réactivation de la “cellule Anesthésie Réanimation“.

 

Avant de se quitter, le SNPHARe demande de la part de la Direction Générale un courriel ou un courrier confirmant les propositions formulées lors de cette rencontre ainsi qu' un calendrier des futures rencontres.

 

 


Grève du 1er juin à l'APHP

21/05/2016

 La dead line approche et si les PH anesthésistes-réanimateurs de l'APHP veulent voir les lignes bouger, ils doivent se mobiliser et se déclarer gréviste. Pour ce faire, il suffit de télécharger ce document, de le remplir et de l'adresser au directeur de son propre établissement.

 

C'est maintenant que tout se joue et seule une mobilisation conséquente pourra faire pencher la balance de notre côté.

 

Nous ne demandons aucune faveur ni mesure corporatiste, juste une application de ce qui est possible et prévu dans la réglementation actuelle. Plusieurs de ces mesures sont proposées dans le rapport Hannoun sur la chirurgie à l'APHP pour permettre à cette dernière de fonctionner correctement.

 

La croissance exponentielle de l'intérim médical en France devrait pourtant faire réfléchir les pouvoirs publics et les directions hospitalières !

 

Sans une véritable reconnaissance de l'investissement dans leurs établissements des praticiens de l'hôpital public, la gangrène de l'intérim qui déstructure les équipe et réduit l'exercice de l'anesthésie à une suite d'actes, certes valorisés par la T2A, mais parfois sans queue ni tête, continuera à se propager.

 

Tout cela n'est pas en faveur de la qualité des prises en charge, indigne de l'hôpital public et particulièrement des CHU de France où une médecine d'excellence y est censée être enseignée !

 

 

Nous demandons :

 

1. Une homogénéisation des modalités de décompte et d’indemnisation du temps de travail, particulièrement pour la permanence des soins, sur l’ensemble des établissements de l’APHP,


2. Le passage en temps continu pour les médecins anesthésistes-réanimateurs qui le souhaitent,


3. L'élargissement du protocole "Urgentistes" aux anesthésistes-réanimateurs (possibilité prévue par Circulaire N° DGOS/2014/359 du 22 décembre 2014),


4. L'adoption immédiate d'une mesure favorisant le recrutement des candidats en attente d’un poste de praticien hospitalier à savoir le recrutement sur un poste de praticien contractuel au 4e échelon + 10%,


5. Le recours au seul volontariat pour le travail en 12H sur les plateaux techniques. 

 

 

Lire le CP du 23 main 2016


Le SNPHAR-E dépose un préavis grève pour l'APHP

13/05/2016

 Devant l'absence de réponse de l'APHP à nos inquiétudes sur les conditions de travail des médecins anesthésistes-réanimateurs de l'APHP, le SNPHAR-E a décidé de déposer un préavis de grève illilité à partir du premier juin 2016.

 

Contrairement à une idée qui circule, la crise démographique que subit l'anesthésie en ce moment est loin d'être terminée. Selon les dernières projections réalisées par le CNG le bilan des entrées et des sorties dans le corps de PH pour cette spécialité ne redeviendra positif qu'en 2022. Le corps des PH d'anesthésie-réanimation verra donc son effectif continuer à baisser pendant encore 6 ans.

 

C'est pour cela que nous demandons de véritables mesures d'attractivités dirigées à la fois vers les jeunes pour rendre la carrière plus "sexy" et les plus anciens afin de les fidéliser et ne pas les pousser vers des pratiques qui ont de plus en plus d'attrait comme l'intérim.

 

Le SNPHAR-E ne considère pas le temps de travail comme une fin en soi mais comme un moyen de renforcer l'attractivité. Il permet de limiter la pression de production, souvent plus liée à la désorganisation des plateaux techniques qu'à une véritable augmentation de productivité. Il permet de valoriser financièrement l'investissement collectif et individuel. Il permet d'assurer une maitrise de son équilibre vie privée/vie professionnelle.

 

L'APHP est comme tous les autres établissements publics de santé placée dans un marché hautement concurentiel pour le recrutement d'anesthésistes-réanimateurs. Avec les cliniques privées qui permettent des niveaux de rémunération sans commune mesure avec la grille statutaire du PH, avec les ESPICS plus souples et réactifs, avec les autres hôpitaux, mais le pire est que les établissements de l'APHP se livrent à une concurrence parfois acharnée les uns avec les autres.

 

Nous ne demandons pas la lune mais une juste reconnaissance du travail fait, payé à la hauteur de nos qualifications et responsabilités.

 

Nous rappellons au passage que la grille statutaire, les indemnités de garde, d'astreinte et d'exercice public exclusif n'ont pas bougées d'un centime depuis 2010.

 

 

 

Nous demandons donc :


1. Une homogénéisation des modalités de décompte et d’indemnisation du temps de travail, particulièrement pour la permanence des soins, sur l’ensemble des établissements de l’APHP,


2. Le passage en temps continu pour les médecins anesthésistes-réanimateurs qui le souhaitent,


3. L'élargissement du protocole "Urgentistes" aux anesthésistes-réanimateurs (possibilité prévue par Circulaire N° DGOS/2014/359 du 22 décembre 2014),


4. L'adoption immédiate d'une mesure favorisant le recrutement des candidats en attente d’un poste de praticien hospitalier à savoir le recrutement sur un poste de praticien contractuel au 4e échelon + 10%,


5. Le recours au seul volontariat pour le travail en 12H sur les plateaux techniques.

 

 

 

 

Lire le préavis

 

 

 

 

 


Flash infos

Réponses de l'APHP pour l'attractivité : Très insuffisant !

11/05/2016

 La réponse du directeur général de l'APHP au courrier de nos collègues parisiens est très insuffisante :

"Vous vous référez à juste titre aux conclusions du rapport Hannoun. Je m’impliquerai personnellement avec le président de la CME dans sa mise en œuvre et c’est dans ce cadre que nous avancerons sur les sujets qui concernent à la fois les chirurgiens, les anesthésistes et l’organisation des activités de chirurgie à l’APHP"

 

La réponse faite à Hospimédia par le service de communication de l'APHP est quant à elle une provocation :

"Sollicitée par Hospimedia, l'AP-HP estime pour sa part qu"il n'y a pas de problème spécifique aux anesthésistes" au sein du CHU. Toutefois "dans le cadre de la mise en œuvre du rapport Hannoun sur la chirurgie, auquel ils ont contribué", l'établissement indique qu'il "étudiera les mesures qui paraissent appropriées à l'amélioration de leur implication et de leur satisfaction professionnelle".

 

Il y a de nombreux problèmes spécifiques à l'anesthésie-réanimation à l'APHP et ailleurs :

1-Une crise démographique en anesthésie-réanimation qui n'a pas du tout été anticipée et qui va encore s'aggraver quelques années.

2-Une pression pour produire de l'activité qui se traduit par une augmentation notable du temps de fonctionnement des blocs opératoires conduisant nos collègues à réaliser de longues journées, de 12 heures parfois.

3-Un refus systématique de décompter le temps de travail par la seule unité qui fait référence, c'est à dire l'heure, cela pour des raisons financières évidentes qui nous sont à chaque fois opposées.

4-Un véritable problème d'attractivité de l'hôpital public pour la spécialité d'anesthésie-réanimation que ses concurrents du privé (ESPIC et cliniques) ont eux parfaitement intégré.

5-Des arrangements "sous le manteau" sources de concurrence interhospitalière et inacceptables dans un état de droit

 

Les anesthésistes-réanimateurs de France ont bien compris que les blocs opératoires étaient devenus la "machine à cash" des hôpitaux mais ils n'accepteront pas de sacrifier leurs vies personnelles sur l'autel du saint equilibre budgétaire !

 

Nous demandons que notre temps de travail soit mesuré de façon juste et qu'il soit tout aussi justement rémunéré surtout lorsqu'il dépasse le seuil légal hebdomadaire.

 

Quatre mesures simples et déjà réglementaires devraient rapidement être mises en place à l'APHP et ailleurs :

 

1) Le passage en temps continu (mesure en heures du temps de travail)
2) L'élargissement du protocole "Urgentistes" aux anesthésistes-réanimateur (prévu dans la circulaire)

3) L'adoption immédiate d'une mesure favorisant les recrutements en attendant un poste de praticien hospitalier : recrutement sur un poste de praticine contractuel au 4e échelon + 10%
4) Le recours au volontariat pour le travail en 12H sur les plateaux techniques


Le SNPHAR-E va donc déposer un préavis de grève reconductible à partir du 1er juin 2016

 


Pour de vraies mesures d’attractivité !

08/05/2016

Le manque d’attractivité pour les praticiens d’anesthésie-réanimation (PHAR) est constaté à l’APHP comme partout en France, particulièrement dans les CHU.

 

Le rapport Hannoun (« La Chirurgie dans les Hôpitaux de l’AP-HP : Quelles évolutions s’imposent ? Pour quelles structures ? ») pointe une nouvelle fois (p 20 et 21) les problèmes.

 

Intensification du travail journalier, dépassements très fréquents et importants des horaires de fin de programme opératoire, imposition d’une polyvalence forcenée en anesthésie pour boucher les trous des plannings, forte contrainte de la permanence des soins, le tout sans perspectives financières contrairement à celles pratiquées tant par le secteur libéral, que celui des ESPIC et des hôpitaux généraux… voire de l’intérim !

 

Ces problèmes sont dénoncés depuis longtemps par nos représentants à l'APHP (courriers 1 et 2).

 

Le SNPHAR-E demande la mise en application, en toute transparence, des mesures susceptibles d’assurer l’attractivité des PHAR à l’AP-HP et partout en France. Certaines sont d'ailleurs reprises dans le "rapport Hannoun" :


• le passage en temps continu pour les services d’anesthésie-réanimation demandeurs ou,
• la comptabilisation dans les obligations statutaires de la période nocturne à la hauteur de 3 DJ avec une indemnisation de sujétion portée à 390€ (3 fois 130€),
• la reconnaissance des temps de dépassement de fin de programme sous la forme d’une DJ, pour les services en temps non continu,
• le recours au volontariat pour le travail en 12 heures au bloc opératoire avec une comptabilisation à la hauteur de 3 DJ dans les obligations statutaires hebdomadaires.
• la prise de fonction de PH Contractuel au niveau d’un 4° échelon plus 10%, pour les anciens CCA et les anciens assistants.

 Lire le CP


Ca chauffe !

07/04/2016

 Le SNPHAR-E a publié aujourd'hui 3 communiqués de presse.

 

Le premier concerne les discussions en cours entre les intersyndicales et la DGOS au sujet de la future instance de concertation pour les praticiens hospitaliers (conseil supérieur des personnels médicaux). Pour le SNPHAR-E les règles de la représentativité syndicale doivent être claires et transparentes et doivent s'affranchir de l'appartenance à une discipline ou une spécialité.

 

Le deuxième concerne les GHT dont les constitutions se font dans le dos des PH au mépris du projet médical partagé qui devrait être à la base de la constitution d'un GHT. On assiste donc, en ces temps de pénurie médicale dans les hôpitaux, à un partage de la misère pour maintenir une offre de soins universelle qui ne peut matériellement répondre à l'exigence de qualité et de sécurité nécessaire à l'exercice médical.

 

Le troisième concerne la réforme du code du travail qui pourrait profondément modifier le statut de PH et faire capoter les discussions en cours sur l'attractivité des carrières médicales hospitalières. On est déjà loin de l'électrochoc attendu, si on baisse le niveau général, ce sera une catastrophe pour le recrutement médical hospitalier.

 

Bonne lecture.


Un N° VERT pour l'Anesthésie Réanimation et ses professionnels

30/09/2013

le SNPHAR-E se félicite (*) de la récente initiative du CFAR (Collège Français des Anesthésistes Réanimateurs) avec la mise en place d'un N° VERT le 1er octobre 2013 au sein d'un ensemble de services et de ressources pour aider les professionnels de l'anesthésie réanimation en difficulté psychologique ainsi que leurs proches.

 

Le CFAR, « Collège de spécialité en Anesthésie-Réanimation », regroupe les Anesthésistes-Réanimateurs de tout mode d’exercice, comble aujourd'hui un retard pour la profession en France.

En effet, dans de nombreux pays (UK, USA, Canada, Espagne, Suisse, Nouvelle-Zélande, etc.), et depuis longtemps, des services ont été mis à la disposition permanente des professionnels de santé : numéros de téléphone dédiés, structures de prise en charge, parcours adaptés pour soutien et réhabilitation en cas de difficultés psychologiques, etc.

 


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