Le Journal PHAR

A la une

Conflit à Saint Etienne

24/04/2014

Le SNPHAR-E suit de très près, soutient et accompagne totalement le combat des PH du CHU de St Etienne.

 

Constitués en collectif rassemblant 160 PH, pour faire respecter la réglementation notamment sur le temps de travail, mais, au moins aussi important, la défense de leur établissement jugé ne plus fonctionner dans des conditions décentes pour l'exercice quotidien et la prise en charge correcte des patients, ces PH sont engagés dans un rapport de force avec leur direction qui est symbolique de tous les combats en cours dans les hôpitaux.

 

Nous les soutenons dans leur demande de transparence et de justice dans le management des ressources humaines médicales, dans leur demande de respect de la réglementation, après 10 ans de déviance totale. Et demandons avec eux que les acteurs de terrain soient écoutés et entendus au quotidien.

 

Nous PH sommes attachés à notre activité, à notre hôpital, et ne comprenons pas l'absence de dialogue social local qui repose seulement sur l'écoute des médecins aux ordres d'une direction concentrée uniquement sur les plans de retour à l'équilibre.

 

Le SNPHAR-E a rencontré les PH en avril, accompagné les représentants du collectif à l'ARS, a transmis la problématique en cours au ministère, et continuera à accompagner les collègues dans la défense de leur hôpital et du respect des acteurs de terrain. 


Parution de l'instruction DGOS "astreinte et temps de travail"

16/04/2014

 L'instruction tant attendue est enfin parue sur le site légifrance. Ce texte prévoit :

 

Pour les astreintes :

 

- Un repos quotidien d’une durée de 11 heures après la fin du dernier déplacement.

 

- L’intégration du temps de déplacement et du temps de trajet dans le décompte du temps de travail réalisé sur le quadrimestre.

 

- L’intégration du temps de trajet, à raison de 1H (forfait) par déplacement, plafonné à 2H par nuit.

 

- Tout déplacement est indemnisé à l’instar d’une permanence sur place, soit une demi-indemnité de sujétion par plage de travail de 5H (132 euros), avec une dérogation pour les déplacements de 3H qui seront indemnisés également 132 euros sans inclusion du temps de trajet. Ces indemnités de sujétion seront versées chaque mois.

 

Deux possibilités, au choix du praticien, pour ce temps de travail lié aux astreintes :
- soit il est intégré dans les obligations de service, à raison d’une demi-journée par tranche cumulée de 5 H qui sera donc rémunérée comme une demi-garde
- soit il est contractualisé comme du temps de travail additionnel, sur la base d’une demi-plage de TTA de nuit.

 

Les déplacements de début de nuit (sans repos quotidien), ou de samedi et dimanche de jour, généreront du temps payé en TTA ou récupéré. Les déplacements de fin de nuit n’en généreront pas car le repos quotidien viendra en négatif sur le décompte global.

 

Les astreintes forfaitisées se verront appliquer les mêmes principes obligatoires de décompte du temps de travail et de repos quotidien. La forfaitisation ne concernera donc que la rémunération.

 

Afin de ne pas alourdir les organisations, ni baisser l’activité, il est possible de décliner localement le principe de cette réglementation, à condition que le règlement qui nécessitera l’accord des PH, soit validé par le pôle et la COPS.

 

 

Pour le temps de travail :

 

Obligation faite aux directions de contractualiser le temps de travail additionnel.

 

Désormais, le directeur est responsable juridiquement de l’organisation du temps de travail, de la surveillance via des registres portés à la connaissance de la médecine du travail, de la CME et de l’ARS que la santé des médecins de son établissement n’est pas mise en jeu par du TTA forcé au delà des 48 heures, et du respect du repos quotidien.

 

Par cette disposition, désormais, la borne des 48 heures devient une vraie borne, et il sera possible de s’opposer à son dépassement sans notre accord. En cas de désaccord, il sera possible d’alerter le CHSCT de l’établissement, qui sera obligé de traiter les causes de ces dépassements, et le directeur devra prendre les mesures qui s’imposent pour le respect de la santé du praticien.

 

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Flash infos

Intensification du travail hospitalier

08/04/2014

 Publication d'un article du centre d'étude et de l'emploi (CEE) intitulé "L'emploi et le travail hospitalier à l'épreuve des réformes" qui reprend l'évolution du travail hospitalier depuis ces dix dernières années (lire l'article ici).

 

Tous les salariés hospitaliers, médecins et paramédicaux devraient le lire et s'en approprier les constats et conclusions.

 

Toute ressemblance avec des situations existantes est loin d'être fortuite !


Suicide à Chateauroux

24/03/2014

Dès qu’ils en ont été informés par les collègues sur place, le 17 mars, le SNPHAR-Elargi et son intersyndicale Avenir Hospitalier sont intervenus auprès des services du ministère de la santé pour que les circonstances et les conséquences du suicide de notre collègue dans cet établissement soient analysées.


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Avis de coup de vent aux HCL

27/03/2014

La direction des HCL essaie comme sur tout le territoire de passer les blocs en 10H30. Il semblerait que les blocs aient été sous dimensionnés ? En tout cas, pour satisfaire la pression à l'activité à tout prix, et la prise de parts de marché aux cliniques, c'est sur les amplitudes horaires que là comme ailleurs les directions jouent, quels que soient les effectifs et le ressenti des médecins anesthésistes. Il est normal de leur demander de travailler 3 heures de plus par jour, le tout sans concertation ! 

Ca coute moins cher que de créer de nouvelles salles !

 

Comme à chaque fois dans ce genre de situation, aucune discussion n'a été engagée aupréalable avec les équipes et encore moins avec les praticiens anesthésistes-réanimateurs oeuvrant au sein du bloc de la Croix-Rousse. Une fois de plus, nous assistons à une tentative de passage en force de modifications organisationnelles ayant un impact important sur les vies personnelles et professionnelles des praticiens et cela d'autant plus qu'aucun recrutement supplémentaire n'était prévu initialement.

 

Comme toujours les anesthésistes sont montrés du doigt comme étant le facteur bloquant du moteur de l'activité puisqu'ils refusent de travailler 10h30 d'affilée dans les blocs voire plus sans compensation salariale ou temporelle. La demi-journée sans limite de durée est tenace et l'application de la directive européenne sur le temps de travail n'est pas encore rentrée dans les moeurs. A moins qu'il ne s'agisse d'un coup de force avant la sortie de l'instruction DGOS sur le temps de travail qui mettra enfin un terme à ce genre de réorganisations qui ne montrent que du mépris pour les professionnels du terrain.

 

Heureusement, nos collègues ne se laissent pas faire et nous les soutenons. Notre avocat ainsi que nos moyens financiers sont à leur disposition s'ils souhaitent engager un recours contre leur employeur si celui-ci continue à ne pas vouloir respecter les dispositions statutaires.


Suicide d’un médecin anesthésiste réanimateur hospitalier

18/03/2014

C’est avec une vive émotion que le SNPHAR-E a appris le décès par suicide médicamenteux, sur son lieu de travail, d’un Praticien Hospitalier Anesthésiste Réanimateur, le dimanche 16 mars dernier à la fin de sa garde.


Le SNPHAR-E souhaite d’abord témoigner de son soutien à la famille de notre collègue, ainsi qu’à tous les membres de l’équipe du Bloc Opératoire de l’Hôpital de Châteauroux.


Le SNPHAR-E soutient et accompagne la décision des collègues de faire valoir leur droit au retrait, avec arrêt des activités programmées, tout en maintenant la mission de service public liée à la permanence des soins.

 

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Un N° VERT pour l'Anesthésie Réanimation et ses professionnels

30/09/2013

le SNPHAR-E se félicite (*) de la récente initiative du CFAR (Collège Français des Anesthésistes Réanimateurs) avec la mise en place d'un N° VERT le 1er octobre 2013 au sein d'un ensemble de services et de ressources pour aider les professionnels de l'anesthésie réanimation en difficulté psychologique ainsi que leurs proches.

 

Le CFAR, « Collège de spécialité en Anesthésie-Réanimation », regroupe les Anesthésistes-Réanimateurs de tout mode d’exercice, comble aujourd'hui un retard pour la profession en France.

En effet, dans de nombreux pays (UK, USA, Canada, Espagne, Suisse, Nouvelle-Zélande, etc.), et depuis longtemps, des services ont été mis à la disposition permanente des professionnels de santé : numéros de téléphone dédiés, structures de prise en charge, parcours adaptés pour soutien et réhabilitation en cas de difficultés psychologiques, etc.

 


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