Le Journal PHAR

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Mission sur l'attractivité : le sabotage continue !

08/05/2015

 Ce sont maintenant les présidents de conférences, pourtant médecins hospitaliers, qui cherchent à remettre en cause toutes les discussions qui se sont tenues depuis 6 mois au ministère de la santé par un courrier adressé à la ministre de la santé.

 

La finalité de la mission attractivité est pourtant de permettre aux hôpitaux de fonctionner en maintenant en poste les médecins hospitaliers qui, dans certaines spécialités, fuient les hôpitaux publics mais aussi de recruter de nouveaux praticiens pour assurer l'avenir du système hospitalier français.

 

Alors on peut se dire que tout va bien et qu'il ne faut absolument rien changer au système actuel (rémunérations, décompte du temps de travail, nature du travail médical hospitalier, conditions de travail, environnement de travail, considération des médecins hospitaliers, rémunération et organisation de la permanence des soins, ....) mais il faudra aussi expliquer demain aux français pourquoi il n'y a plus de services d'urgence ou d'anesthésie dans certains hôpitaux (et pas toujours les plus petits) faute de médecins pour les faire fonctionner.

 

Faire des études d'impact, c'est retarder l'applications de mesures qui n'ont rien d'anormales. 40 heures de travail hebdomadaire posté dans des services d'urgences ou des blocs opératoires est bien suffisant d'autant que cela est assorti de 8h de travail supplémentaire non posté ce qui fait tout de même 48h de travail hebdomadaire.

 

Ce qui est encore plus grave, ce sont les oeillères des conférences qui ne voient pas les inégalités de traitement se creuser entre les différentes spécialités. Certains médecins arrivent encore à garder un peu d'autonomie d'organisation d'autres sont complètement broyés par une machinerie infernale combinant tarification à l'activité et nouvelle gouvernance (particulièrement maltraitante à l'égard du corps médical) anihillant toute possibilité de respirer pendant son travail et de garder un peu d'équilibre avec sa vie personnelle !

Elles ne voient pas plus l'augmentation exponentielle des passages aux urgences de ces 10 dernières années et la dégradation des conditions d'exercice que cela entraine au quotidien.

 

Aucune organisation syndicale n'a demandé au cours de la mission sur l'attractivité un décompte stricto-sensu en heure pour toutes les spécialité. Bien au contraire, nous demandons des mesures d'équité afin que chaque mode d'exercice puisse être correctement traité et rémunéré. Ce ne sont que des mesures de justice, pas des faveurs pour certains ! Il nous semble cependant nécessaire que chaque médecin puisse déclarer son temps de travail afin que les directions puissent enfin prendre conscience que maintenir des équipes dans le rouge en permanence ne conduit qu'au burn-out, au suicide ou à la démission.

 

De plus, certaines des mesures proposées par les organisations syndicales sont appliquées depuis longtemps par certains établissements ce qui leur a assuré une pérénité de fonctionnement en leur permettant un recrutement régulier. Cela leur a probablement couté moins cher que de faire appel à l'intérim médical et certainement garanti la qualité des prises en charge grace à des équipes médicales bien organisées et motivées. Les exemples sont nombreux (Creil, Nantes, Amiens, etc...), les présidents de conférences feraint bien de s'y rendre pour y réaliser leurs études d'impact !

 

Nous ne demandons pas de mesures qui pourraient entrainer une fracture de la communauté hospitalière nous demandons la juste mesure de l'effort réalisé après l'applications de mesures (T2A à 100% et HPST) qui ont, elles, fortement impacté le fonctionnement hospitalier. Aucune étude d'impact de ces mesures n'avait d'ailleurs été demandées à l'époque par ces mêmes conférences qui n'avaient absolument pas réagi lors de la mise en place d'un changement de paradigme aussi important.

 

Le SNPHAR-E sera extrèmement vigilant sur les propositions de la mission sur l'attractivité et encore plus sur les arbitrages qui suivront. Nous saurons prendre nos responsabilités et nos collègues urgentistes certainement aussi si aucune mesure favorable à l'attractivité des carrières médicales n'était pas prise rapidement.


Mission sur l’attractivité : le sabotage en règle commence !

15/04/2015

Les informations qui parviennent au SNPHAR-E indiquent que le sabotage de la mission sur l’attractivité des carrières médicales hospitalières a déjà commencé. Les forces occultes de l’orthodoxie budgétaire des établissements tentent ouvertement de s’opposer aux propositions déjà faites sur le temps de travail et l’activité médicale sans proposer aucune mesure concrète qui permettrait de stopper l’hémorragie médicale des hôpitaux français.


La cinquième demi-journée par période de 24h est pourtant une mesure de justice. Elle permet une égalité de traitement entre les praticiens dont le temps de travail est mesuré en heures avec ceux dont celui-ci est mesuré en demi-journées. Elle permet le respect de la directive européenne puisqu’en deux gardes de 24h le praticien réalisera les 10 demi-journées hebdomadaires de ses obligations de service. Ce n’est pas le cas actuellement, il doit travailler 2 demi-journées de plus ce qui l’amène à plus de 60 heures par semaine. 

 


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Flash infos

Accalmie à Brest

24/04/2015

 A la suite de la rencontre qui s'est déroulée hier au CHU de Brest entre la direction et nos collègues du service d'anesthésie-réanimation. Un courrier a été adressé aux médecins anesthésistes-réanimateurs témoignant d'une prise de conscience de la situation et d'une volonté de rémédier aux problèmes identifiés.

 

Afin de poursuivre les discussions dans un climat constructif et serein, les médecins du CHU de Brest ont souhaité lever le préavis de grève déposé pour mardi. Ce que nous avons fait.

 

Le SNPHAR-E constate que les discussions en cours au sein de la mission menée par Jacky Le Menn sur l'attractivité mais aussi autour de la circulaire "temps de travail dans les structures d'urgences" commencent à changer la perception du temps de travail médical à la fois par nos collègues mais aussi par les directions ce qui nous semble positif d'autant que les conclusions de ces travaux ne sont pas encore finalisées.

 

Parmi les propositions qui sont faites par la direction du CHU de Brest :

- L'absentéisme sera compensé en attendant le recrutement de 4 médecins anesthésistes.

 

Des discussions seront menées sur les sujets suivants :

-l’effectif théorique de médecins anesthésistes nécessaires,

-la prise en compte du temps de travail effectivement réalisé au-delà de 18 heures

-le choix d’un décompte en demi-journées ou en temps continu.

 

Toutes ces thématiques sont au centre des discussions que nous avons en ce moment en national et il nous semble absolument clair que ces paramètres ont un impact majeur sur l'attractivité des carrières médicales hospitalières.

 

Le SNPHAR-E félicite les collègues du CHU de Brest qui par leur mobilisation ont réussi à débloquer une situation qui s'aggravait depuis de longs mois. Le fatalisme est une mauvaise réponse à la dégradation des conditions de travail dans les établissements publics de santé, faire corps et montrer que l'on n'accepte pas ces situations est la meilleur chose à faire.

 

Kénavo.

 


Avis de tempête sur Brest

22/04/2015

 Si les Bretons ont l'habitude des coups de vent, ce n'est pas nécessairement le cas de la direction du CHU de Brest qui vient de recevoir un préavis de grève concernant les conditions de travail des médecins anesthésistes-réanimateurs du CHU de Brest.

 

Comme cela se fait beaucoup en ce moment, de nombreux établissements cherchent à faire passer leurs blocs en 10 heures ce qui provoque souvent grogne et mécontentements de la part des personnels non médicaux mais aussi des médecins qui voient ainsi les contraintes horaires s'allonger sans qu'aucune compensation ne leur soit proposée en retour.

 

C'est le cas à Brest où les collègues n'ont toujours pas de contrat de temps additionnel ce qui est parfaitement illégal. Leur temps de travail n'est toujours pas mesuré ce qui est aussi illégal et cela permet donc des amplitudes de travail journalières importantes sans compensation selon la bonne et vieille pratique du pas vu pas pris.

Heureusement, le Conseil d'Etat ne voit pas les choses comme cela (cf. cette news).

 

Une seule solution : Faites votre relevé individuel d'activité et si possible faites le signer par votre chef de service. Envoyez le tout à votre direction pour faire valoir vos droits (gardez l'original et envoyez une copie) ! Cela facilitera grandement le travail de votre avocat au Tribunal Administratif. Faites lui aussi parvenir copie de cette jusrisprudence.

 

Cela vaut aussi pour les astreintes. La forfaitisation (que nous conseillons de refuser) n'exonère en rien le décompte du temps de travail. Déclarez aussi, sur le même document, vos déplacements en astreinte sans omettre le forfait d'une heure pour le trajet du à chaque déplacement.

 

Le SNPHAR-E fait confiance à ses amis bretons pour que le droit soit respecté et espère que leur mouvement fera tâche d'huile afin que tous les anesthésistes de France en calot vert ou bleu se redressent pour que leurs droits fondamentaux soient respectés. Cela est aussi valable pour tous les autres praticiens hospitaliers car ces dispositions réglementaires s'appliquent à tous.

 

Il faut refuser tout temps additionnel qui n'est pas garanti par un contrat.

 

Il faut refuser que ce contrat flêche ce temps additionnel sur des périodes de nuit et de WE (la permanence des soins est une obligation statutaire et pas une activité basée sur le volontariat).

 

Il faut exiger un décompte du temps de déplacement en astreinte et la prise du repos quotidien en cas de déplacement.

 

Il faut enfin réclamer une indemnisation du temps additionnel au même niveau que le prix de journée de l'intérim médical.


Attractivité (encore)

14/03/2015

Nous venons de recevoir un document intitulé "synthèse de la réunion du 5 mars" censé reprendre les propositions faites pendant la première réunion consacrée au temps de travail des PH de la mission sur l'attractivité des carrières. Nous sommes consternés par cette synthèse qui ne reprend absolument pas les éléments qui ont été développés et avancés par les organisations syndicales ce jour là.

 

Le SNPHAR-E veut du simple ! Il y a urgence car les hôpitaux se désertifient jour après jour !

 

La mission sur l'attractivité des carrières doit comprendre que nous avons besoin d’une NORMALISATION et d’une SIMPLIFICATION et que tout le monde aura à y gagner. Les hôpitaux, comme les médecins !

 

Nous demandons simplement :

 


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Attractivité (suite)

08/03/2015

 Deux groupes distincts incluant intersyndicales, directeurs d’hôpital, présidents de CME, représentants du Ministère de la santé réfléchissent actuellement au temps de travail des praticiens :


 


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Un N° VERT pour l'Anesthésie Réanimation et ses professionnels

30/09/2013

le SNPHAR-E se félicite (*) de la récente initiative du CFAR (Collège Français des Anesthésistes Réanimateurs) avec la mise en place d'un N° VERT le 1er octobre 2013 au sein d'un ensemble de services et de ressources pour aider les professionnels de l'anesthésie réanimation en difficulté psychologique ainsi que leurs proches.

 

Le CFAR, « Collège de spécialité en Anesthésie-Réanimation », regroupe les Anesthésistes-Réanimateurs de tout mode d’exercice, comble aujourd'hui un retard pour la profession en France.

En effet, dans de nombreux pays (UK, USA, Canada, Espagne, Suisse, Nouvelle-Zélande, etc.), et depuis longtemps, des services ont été mis à la disposition permanente des professionnels de santé : numéros de téléphone dédiés, structures de prise en charge, parcours adaptés pour soutien et réhabilitation en cas de difficultés psychologiques, etc.

 


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